Petit par sa taille mais grand par sa biodiversité, le Costa Rica qui occupe seulement 0,03% de la surface de la terre, abrite, grâce à ses forêts luxuriantes 500.000 organismes vivants qui représentent presque 5% de la totalité des espèces connues sur terre. Cependant, pour les centaines d’animaux détenus en captivité leur environnement a été remplacé par les barres froides d’une cage.

Dernièrement, nous nous sommes habitués à lire de bonnes nouvelles en provenance du Costa Rica. Les trois premiers mois de l’année le pays a fonctionné pratiquement uniquement avec de l’énergie renouvelable, et peu de temps après nous avons appris qu’il serait le premier pays latino-américain à interdire la chasse sportive. La fermeture des zoos vient se joindre à la liste des bonnes nouvelles.

Dans un effort remarquable le gouvernement du Costa Rica a annoncé son intention de fermer ses zoos, libérant les animaux de leur longue captivité. Ce ne sont pas les exemples qui manquent à travers le monde d’animaux qui souffrent dans les zoos.

« Nous nous débarrassons des cages et nous renforçons notre idée d’interagir avec la biodiversité de nos parcs nationaux », a déclaré le ministre de l’environnement. « Nous ne voulons pas d’animaux en captivité ou enfermés à moins que ce soit pour les soigner ou les sauver ».

Les fermetures seront en vigueur lorsque le contrat du gouvernement avec l’organisation qui exploite les zoos expire. Les installations qui abritent aujourd’hui les animaux en captivité, le Zoo Simon Bolivar et le Conservation Center Santa Ana, seront transformées en parcs et jardins urbains. Quant aux oiseaux, mammifères, reptiles et insectes qui s’y exhibent aujourd’hui, les autorités vont leur trouver des endroits plus appropriés. Beaucoup de ces animaux seront transférés dans les vastes parcs et réserves naturelles du pays. Ceux qui seront inadaptés à leur libération seront envoyés vers des centres de secours installés dans les réserves fauniques.